SI QUELQU'UN PÈCHE

Références bibliques : Jn 5.14 ; 8.11 ; Rm 6.1-2 ; Nm 19.1-10, 12-13, 17-19 ;
1 Jn 1.72.2

Après avoir été sauvés, nous ne devons plus pécher. Jean 5 relate l’épisode oú le Seigneur Jésus a guéri un homme près de la piscine à Béthesda, qui avait été malade pendant trente-huit ans. Une fois que l'homme a été guéri, le Seigneur l'a rencontré dans le temple et lui a dit : « Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire » (v. 14). Jean 8 nous parle du Seigneur Jésus pardonnant à une femme qui avait été prise en adultère. Au même moment, il lui a dit : « Va et ne pèche plus » (v. 11). Une fois que nous avons été sauvés, le Seigneur nous commande de ne plus pécher ! En tant que chrétiens, nous ne devons assurément plus continuer à pécher.

PÉCHER APRÈS AVOIR ÉTÉ SAUVÉ

Un chrétien ne devrait pas pécher ni continuer à pécher. Est-il donc possible pour un chrétien de ne pas pécher ? La réponse est oui ! Il est possible pour un chrétien de pas pécher parce que nous avons la vie de Dieu en nous. Cette vie ne pèche pas. Elle ne peut tolérer aucune trace de péché. Cette vie est aussi sainte que Dieu lui-même. La vie qui est en nous nous rend très sensibles au péché. Si nous marchons selon cette vie, nous ne pécherons pas.

Cependant, il est possible pour un chrétien de pécher. Nous sommes encore dans la chair. Si nous ne marchons pas selon l'Esprit et que nous ne vivons pas selon la vie de Dieu, nous pouvons pécher à tout moment. Galates 6.1 nous dit : « Frères, si un homme vient à être surpris en faute... » Un Jean 2.1 nous dit : « Mes petits enfants, ... si quelqu'un a péché... » Il est possible pour un chrétien de pécher. Nous lisons dans 1 Jean 1.8 : « Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes. » Le verset 10 déclare : « Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur. » Ainsi, notre expérience nous montre qu'il est possible pour un chrétien de tomber accidentellement dans le péché.

Si une personne qui est sauvée tombe accidentellement dans le péché, périra-t-elle pour autant ? Non ! Le Seigneur nous dit : « Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main » (Jn 10.28). En d'autres termes, une fois qu'une personne est sauvée, elle est sauvée pour l'éternité. « Et elles ne périront jamais. » Rien ne peut être plus sûr que cela ! Un Corinthiens 5 nous parle d'un frère qui s’était rendu coupable de fornication. Paul a dit : « Qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus » (v. 5). Même si la chair d'un croyant est détruite, son esprit sera néanmoins sauvé.

Est-ce que cela signifie qu'une fois sauvé, cela n'a pas d'importance si l'on pèche ? Non ! Si une personne pèche une fois qu'elle est sauvée, cela aura deux conséquences terribles. Premièrement, elle souffrira dans cette vie. Si vous péchez après avoir été sauvé, vous subirez les conséquences de votre péché. La personne dans 1 Corinthiens 5 a été livrée à Satan. C'est une très grande souffrance. Si elle confesse son péché au Seigneur, Dieu lui pardonnera et le sang purifiera cette personne. Pour certains péchés cependant, il y a d'autres conséquences auxquelles nous devons faire face. Bien que l’Éternel ait pardonné le péché que David a commis en prenant la femme d'Urie, l'épée n'a jamais quitté sa maison (2 S 12.9-13). Frères et sœurs, le péché est comme un serpent venimeux, ce n'est pas un jouet amusant. S'il vous mord, vous en souffrirez.

Deuxièmement, si un homme pèche, il sera puni dans l'âge à venir. Si un chrétien pèche et qu'il ne traite pas le problème dans cette vie, il devra le traiter dans l'âge à venir. Quand le Seigneur reviendra : « Il rendra à chacun selon ses œuvres » (Mt 16.27). Paul a dit : « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son Corps » (2 Co 5.10).

En dehors de ces deux terribles conséquences, il y a aussi un autre résultat immédiat du péché, qui est la rupture de la communion avec Dieu. Pour un chrétien, la communion avec Dieu est un glorieux privilège. Une telle communion est la plus grande bénédiction qu'il puisse obtenir. Cependant, si une personne pèche, elle perdra immédiatement sa communion avec Dieu. Le Saint-Esprit en elle sera blessé et la vie en elle ressentira un malaise dû à son péché. Elle perdra sa joie ainsi que sa communion avec Dieu. Auparavant, quand elle rencontrait d'autres chrétiens, elle se sentait chaleureusement attirée vers eux, mais maintenant elle ne ressent plus cette chaleur ; il semble y avoir une barrière entre eux. Auparavant, la prière et la lecture de la Bible étaient douces. Mais maintenant, ces activités ont perdu leur douceur ; elles ne peuvent plus toucher Dieu. Auparavant, elle chérissait les réunions d'Église ; quand elle manquait une réunion, elle avait le sentiment d'avoir subi une grande perte. Maintenant, les réunions sont vides pour elle ; cela ne change rien qu'elle y aille ou non. Quand elle voit les enfants de Dieu, elle a envie de s'enfuir au lieu de les rencontrer. Tout a changé.

C'est une chose très sérieuse pour une personne que de pécher après avoir été sauvée ! Nous ne devons jamais nous relâcher dans notre conduite. Nous ne devons jamais tolérer le péché et ne devons jamais lui permettre de se développer.

Mais que faire « si quelqu'un pèche » ? Si un chrétien devient négligeant et pèche accidentellement, s'il se laisse entraîner dans le péché, que devons-nous faire ? Comment peut-il revenir au Seigneur ? Comment peut-il retrouver sa communion avec Dieu ? C'est un sujet très important, et nous devons l'étudier attentivement.

LE SEIGNEUR A PORTÉ TOUS NOS PÉCHÉS

Pour régler le problème, nous devons tout d'abord réaliser que le Seigneur Jésus a porté tous nos péchés sur la croix. Tous les péchés que nous avons commis, ainsi que ceux que nous commettons et que nous commettrons au cours de notre vie ont été portés par le Seigneur sur la croix.

Cependant, le jour oú nous avons cru au Seigneur, par la lumière de Dieu, nous n'avons vu que les péchés que nous avions commis avant de croire. Un homme peut uniquement être conscient des péchés que Dieu lui montre ; il ne peut pas sentir le poids des péchés qu'il n'a pas encore commis. Donc, les péchés que le Seigneur a portés sur la croix sont plus nombreux que ceux que nous voyons. Le Seigneur a porté tous nos péchés sur la croix, mais nous ne voyons que les péchés que nous avons commis.

Que vous ayez été sauvé à l'âge de seize ans, ou à l'âge de trente-deux ans, tous les péchés que vous avez commis avant votre salut sont absolument et totalement pardonnés par le Seigneur. Cependant, au moment de votre pardon, le nombre de péchés dont vous étiez réellement conscient était en fait bien inférieur au nombre de péchés que le Seigneur a porté pour vous sur la croix. Votre expérience de la grâce de Dieu ne peut pas surpasser votre réalisation des péchés que vous avez commis. Mais le travail du Seigneur à notre égard est basé sur Sa connaissance de l'ensemble de nos péchés. Nous devons réaliser que même les péchés dont nous ne sommes pas conscients sont compris dans la rédemption du Seigneur Jésus.

Admettons que vous ayez été sauvé à l'âge de seize ans, et que vous ayez commis mille péchés pendant les seize premières années de votre vie. Peut-être avez-vous dit, au moment oú vous avez cru : « Merci Seigneur. Mes péchés ont été pardonnés parce que Tu as enlevé tous mes péchés. » En disant que le Seigneur a enlevé tous vos péchés, vous parliez de vos mille péchés. Et si vous aviez été sauvé à l'âge de trente-deux ans ? Proportionnellement, vous auriez peut-être commis deux fois plus de péchés. Vous auriez peut-être dit la même chose : « Ô Seigneur, Tu as porté tous mes péchés. » Si vous aviez été sauvé à l'âge de soixante-quatre ans, vous auriez encore dit : « Ô Seigneur, Tu as porté tous mes péchés. » Il est très clair que le Seigneur a résolu le problème de tous les péchés que vous avez commis jusqu'à l'âge de seize ans, mais aussi de ceux commis entre les âges de seize et soixante-quatre ans. Le Seigneur a porté tous nos péchés sur la croix. Le brigand sur la croix a cru au Seigneur très peu de temps avant sa mort, mais le Seigneur a ôté tous ses péchés (Lc 23.39-43). En d'autres termes, le Seigneur a ôté les péchés de toute notre vie sur la croix. Même si, au moment de notre conversion, nous n'avons ressenti de pardon que pour les péchés que nous avions déjà commis, en réalité, le Seigneur a ôté tous nos péchés, même ceux que nous n'avions pas encore commis au moment de notre conversion. Il est très important de comprendre ce fait afin de pouvoir comprendre comment retrouver la communion avec Dieu.

L’EXEMPLE DES CENDRES DE LA GÉNISSE ROUSSE

Nous avons, dans l’exemple des cendres de la génisse rousse, une belle image de la mort du Seigneur pour nos péchés.

Nombres 19 est un chapitre très intéressant de l'Ancien Testament. Il est question d'une génisse, ce qui représente quelque chose de très particulier. La génisse n'était pas utilisée pour remplir un besoin immédiat, mais pour satisfaire un besoin futur. Cela, aussi, est très significatif.

Dans le verset 2, Dieu a dit à Moïse et à Aaron : « Parle aux fils d'Israël, et qu'ils t'amènent une génisse rousse, sans tare, qui n'ait aucun défaut corporel, et qui n'ait point porté le joug. » Il fallait une génisse, et non pas un taureau. Dans la Bible, cette distinction est très importante. Mâle signifie tout ce qui a trait au témoignage de la vérité, alors que femelle signifie tout ce qui est en rapport avec l'expérience de la vie. C'est ici un principe que nous devons avoir à l'esprit en lisant notre Bible. Abraham nous parle de la justification par la foi, alors que Sarah nous parle d'obéissance. La justification par la foi est objective ; elle a un rapport avec le témoignage de la vérité. L'obéissance est subjective, car elle a un rapport avec l'œuvre du Seigneur dans l'homme. On utilise ici une génisse au lieu d'un taureau parce que cela représente un autre aspect de l'œuvre du Seigneur, Son œuvre envers l'homme. La génisse rousse signifie que l'œuvre est subjective et non pas objective.

Qu'arrivait-il à la génisse ? Elle était égorgée, son sang recueilli et il en était fait l'aspersion sept fois devant la tente de la Rencontre. Autrement dit, le sang était offert à Dieu, parce que le sang est toujours pour Dieu. Le sang de la génisse était répandu sept fois devant la tente de la Rencontre, ce qui signifie qu'il était pour Dieu et pour la rédemption des péchés.

Après avoir été tuée, la génisse était brûlée. La peau, la chair, le sang et les excréments étaient brûlés. Toute la génisse était brûlée. Pendant que la génisse brûlait, il fallait que le sacrificateur jette du bois de cèdre, de l'hysope et de l'écarlate au milieu du feu. Que signifient le bois de cèdre et l'hysope ? Dans 1 Rois 4:33, il est question des arbres, depuis le cèdre jusqu'à l'hysope. Le bois de cèdre et l'hysope signifient donc tous les arbres. En d'autres termes, ils signifient le monde entier. Que signifie l'écarlate ? Nous retrouvons ce mot dans Ésaïe 1:18 qui dit : « S'ils [vos péchés] sont rouges comme l'écarlate, ils seront comme la laine. » L'écarlate signifie donc nos péchés. Le fait que le bois de cèdre, l'hysope, et l'écarlate soient brûlés ensemble signifie que les péchés du monde entier étaient rassemblés et brûlés avec la génisse rousse lorsqu'elle était offerte à Dieu ; tout était brûlé ensemble. Ici nous voyons une image de la croix. Le Seigneur Jésus s'est offert à Dieu. Il a englobé tous nos péchés : les plus grands, comme les plus petits ; ceux du passé, du présent et du futur. Tous les péchés étaient sur la génisse et ils étaient tous brûlés avec elle.

Que se passait-il ensuite ? Nombres 19:9 nous dit : « Et un homme pur ramassera la cendre de la génisse et la déposera hors du camp en un lieu pur, et elle sera gardée pour l'assemblée des fils d'Israël comme eau de séparation : c'est une purification pour le péché. » Que cela signifie-t-il ? C’est là ce qu'il y a d'important avec la génisse rousse. Après que le bois de cèdre, l'hysope et l'écarlate eurent été brûlés avec la génisse, les cendres étaient ramassées et déposées dans un lieu pur. Par la suite, si un des Israélites touchait quelque chose d'impur, ou devenait impur devant l'Éternel, une autre personne pure pouvait mélanger de la cendre avec de l'eau et en faire aspersion sur la personne impure. En d'autres termes, les cendres étaient utilisées pour enlever l'impureté. Elles étaient préparées pour le futur. Elles seraient utilisées lorsqu'une impureté surviendrait à tout moment dans le futur.

Dans l'Ancien Testament, les pécheurs devaient offrir des sacrifices au Seigneur. Si une personne avait offert un sacrifice et qu'elle touchait ensuite quelque chose d'impur, elle devenait à nouveau impure devant Dieu et perdait sa communion avec Lui. Que devait-elle faire ? Une autre personne devait prendre des cendres de la génisse rousse, les mettre dans un récipient, ajouter de l'eau vive, mélanger le tout dans l'eau de purification et en faire aspersion sur le corps de la personne. L'impureté de l'homme serait ensuite effacée et son péché pardonné. Quand un Israélite amenait un taureau ou un agneau au Seigneur et l'offrait pour un sacrifice pour le péché, il le faisait parce qu'il connaissait son péché. Mais la génisse rousse était pour autre chose. L'holocauste de la génisse rousse ne concernait pas les péchés connus qui avaient été commis dans le passé ; il concernait les péchés futurs.

Cela nous montre un autre aspect de l'œuvre du Seigneur Jésus. Les cendres de la génisse rousse nous montrent l'efficacité de la rédemption. Les péchés du monde entier sont dans les cendres, et le sang y est aussi. Quand un homme devient impur ou qu'il touche quelque chose d'impur, il n'a pas besoin de tuer une nouvelle génisse rousse pour l'offrir à Dieu. Il n'a besoin que de prendre une partie des cendres, les mélanger avec de l'eau et d’en faire aspersion sur son corps. En d'autres termes, il n'a pas besoin que le Seigneur fasse pour lui quelque chose de nouveau. Sa rédemption a déjà tout accompli. Il a pourvu à toute notre impureté future et à tous nos péchés. Tout a été pleinement accompli par Sa rédemption.

Que signifient les cendres ? Dans la Bible, les cendres désignent quelque chose dans sa forme finale. Que ce soit un taureau ou un agneau, sa forme finale, après avoir été brûlé, c'est la cendre. Les cendres sont très stables ; elles ne se décomposent pas en autre chose. Nous ne pouvons pas faire se décomposer ou détruire les cendres. Les cendres nous parlent de quelque chose dans son état final.

Les cendres de la génisse rousse représentent l'efficacité éternelle et immuable de la rédemption du Seigneur. La rédemption que le Seigneur a accomplie pour nous est très stable. Ne pensez pas que les rochers dans les montagnes sont stables. Même les rochers peuvent être brûlés pour donner des cendres. Les cendres sont plus stables que les rochers. Les cendres de la génisse rousse représentent la rédemption du Seigneur qu'Il a préparée pour nous. Elle est immuable et incorruptible pour toujours. Nous pouvons y puiser à tout moment. Si un chrétien touche quelque chose d'impur par accident et qu'il y a de l'impureté en lui, il n'a pas besoin de demander au Seigneur de mourir à nouveau pour lui. Il n'a besoin que de croire en l'efficacité éternelle et incorruptible des cendres, et faire aspersion sur son corps de l'eau vive, et il sera purifié. En d'autres termes, les cendres de la génisse rousse nous montrent que l'œuvre de la croix dans le passé s'applique à nous aujourd'hui. Nous pouvons même y voir que l'efficacité de la croix couvre aussi tous les besoins futurs que nous aurons en termes de rédemption. Nous n’avions besoin que d'une seule génisse rousse et elle n'avait besoin d'être brûlée qu'une seule fois. Ses cendres suffisaient pour toute une vie. Merci Seigneur, Sa rédemption est suffisante pour toute notre vie. Sa mort a ôté tous nos péchés.

LE BESOIN DE CONFESSION

Nous avons parlé de l'œuvre du Seigneur, qui est la rédemption, et le pardon de nos péchés. Que devons-nous faire de notre côté ?

Un Jean 1.9 nous dit : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. » Dans ce verset, le mot « nous » se réfère aux croyants, et non pas aux pécheurs. Quand un croyant pèche, il doit confesser ses péchés. C'est seulement après avoir confessé ses péchés qu'il sera pardonné. Quand un croyant pèche, il ne doit pas essayer de le cacher ou de l'oublier. Proverbes 28.13 nous dit : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde. » Quand un croyant pèche, il doit confesser son péché. Ne donnez pas un beau nom au péché. Ne vous justifiez pas. Le mensonge est un péché. Quand vous mentez, vous devriez confesser que vous avez péché. Vous ne devriez pas dire : « J'ai dit un peu plus (ou moins) que je n'aurais dû. » Vous devriez dire : « J'ai péché. » Vous ne devriez pas l'excuser ou le cacher. Vous devriez confesser que vous avez commis le péché de mensonge. Vous devez condamner le mensonge comme étant un péché.

Confesser signifie se tenir du côté de Dieu et juger le péché pour ce qu’il est. Nous avons affaire à trois choses ici : Dieu, nous-mêmes et le péché. Dieu et le péché sont de part et d'autre, et nous sommes au centre. Que signifie commettre un péché ? Cela signifie que nous nous positionnons du côté du péché, et que nous nous éloignons de Dieu. Une fois que nous nous sommes unis au péché, nous ne pouvons plus être avec Dieu. Dès qu'Adam eut péché, il s'est caché de Dieu et n'osa pas le rencontrer (Gn 3.8). Colossiens 1.21 nous dit : « Et vous étiez autrefois étrangers et ennemis quant à votre entendement, dans les mauvaises œuvres. » Le péché nous sépare de Dieu. Que signifie confesser nos péchés ? Cela signifie revenir du côté de Dieu et reconnaître que ce que nous avons fait est un péché. Nous sommes revenus auprès de Dieu. Nous ne sommes plus avec le péché. Seuls ceux qui marchent dans la lumière et qui ont de fortes convictions et une répulsion pour le péché peuvent se confesser de façon authentique. Ceux qui sont endurcis au péché, qui considèrent qu'il est naturel de pécher, ne font pas une vraie confession quand ils ne font que reconnaître quelque chose avec leurs lèvres d'une manière machinale.

Les croyants sont les enfants de lumière (Ép 5.8) et les enfants de Dieu (1 Jn 3.1). Ils ne sont plus étrangers mais ils sont membres de la famille de Dieu. Dans une famille, nous devrions nous comporter d'une manière digne de la famille. Vous êtes enfant de Dieu, et vous savez ce qu'est le péché. Vous devriez avoir la même attitude que votre Père envers le péché. L'attitude du Père face au péché devrait être la nôtre. La confession vient dans la maison de Dieu lorsque Ses enfants adoptent la même attitude que Lui envers le péché. Ils condamnent le péché de la même façon que leur Père le condamne. Quand un enfant de Dieu pèche, il devrait condamner le péché de la même façon que le fait le Père.

Si nous confessons nos péchés de cette manière, Dieu « est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité ». Quand nous péchons, que nous connaissons notre péché et que nous le confessons, Dieu nous pardonnera et nous purifiera de toute iniquité. Dieu est « fidèle », ce qui signifie qu'Il tient parole et qu'Il accomplit Ses promesses. Il est aussi « juste », ce qui signifie qu'Il doit se satisfaire de l'œuvre rédemptrice de Son Fils sur la croix, et qu'Il doit la reconnaître. Il doit pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité.

Nous devons prêter attention aux mots « tout » et « toute » dans 1 Jean 1.7 et 9. « Tout péché » et « toute iniquité » sont pleinement pardonnés et purifiés. Le Seigneur a fait cela. Quand le Seigneur dit « tout », il veut dire tout. Nous ne devrions jamais Lui faire dire autre chose. Quand Il dit « tout péché », Il veut dire tout péché, et non pas seulement ceux qui ont été commis avant que nous croyions ou dans le passé. Il a pardonné tous nos péchés.

UN AVOCAT AUPRÈS DU PÈRE

Un Jean 2.1 nous dit : « Mes enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas. » « Ces choses » se réfère au pardon et à la purification des péchés par la promesse et l'œuvre de Dieu. Jean nous a écrit ces choses, afin que nous ne péchions pas. Cela nous montre que le Seigneur a pardonné nos nombreux péchés, et par conséquent, nous ne péchons pas. Quand nous apprenons que nous sommes pardonnés, nous ne devenons pas libres de pécher ; au contraire, nous ne péchons pas.

Ensuite, il est dit : « Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le Juste. » « Auprès du Père » c'est une affaire de famille ; c'est quelque chose qui se passe après que nous sommes sauvés. Nous avons déjà cru et nous faisons déjà partie de la grande famille de Dieu. Nous avons maintenant un avocat auprès du Père, qui est Jésus-Christ le Juste ; « En Lui est la propitiation pour nos péchés. » Par la mort du Seigneur Jésus et par le fait qu'Il est devenu la propitiation pour nos péchés, Il est devenu notre Avocat auprès du Père. Ces mots sont adressés à des chrétiens.

La propitiation dont il est question ici est en réalité une image des cendres de la génisse rousse de Nombres 19. Elle nous parle du pardon de Dieu pour nos offenses futures, selon l'œuvre accomplie à la croix. Il n'est pas besoin d'avoir une nouvelle croix. Nous n'avons besoin de l'œuvre de la croix qu'une seule fois et cela est suffisant. Avec la rédemption éternelle de la croix, nos péchés sont pardonnés. Ce sacrifice n'était pas un sacrifice ordinaire. C'était un sacrifice dont l'efficacité pouvait être appliquée à tout moment. Sur la base de Son sang, le Seigneur Jésus-Christ est devenu notre Avocat. Il a accompli la rédemption sur la croix. Sur la base de Son œuvre accomplie, nous pouvons être purifiés. Si nous péchons accidentellement, nous ne devons pas être découragés par notre péché ; nous ne devons pas non plus y demeurer et y prendre plaisir. Quand nous péchons, la première chose à faire est de confesser notre péché au Seigneur. Dieu nous dit que c'est un péché, et nous devons le reconnaître comme tel. Dieu nous dit que c'est mal, et nous devons aussi le reconnaître comme tel. Quand nous demandons à Dieu de pardonner notre péché, Il le fait, et notre communion avec Lui est immédiatement retrouvée.

Aux yeux de Dieu, aucun frère ou sœur ne devrait pécher. Cependant, si quelqu'un pèche accidentellement, la première chose à faire est d'y remédier immédiatement devant le Seigneur. Il ou elle devrait traiter le problème du péché sans attendre. Il ne faut jamais tarder. Il faut régler le problème au plus vite. Vous devez vous confesser immédiatement. Dites à Dieu : « J'ai péché ! » Notre confession est notre jugement de nous-mêmes. Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité.

Quand un enfant de Dieu pèche et ne confesse pas son péché, mais qu'il reste dans le péché, il perd sa communion avec Dieu. Il n'y aura plus de communion entre lui et Dieu. Il a un problème de conscience et il ne pourra plus se tenir devant Dieu. Peut-être aura-t-il encore un petit peu de communion avec Dieu, mais cette communion ne sera pas agréable. En effet, il en souffrira. Quand un enfant a fait quelque chose de mal et qu'il rentre à la maison, il sentira que quelque chose ne va pas parce que son père ne lui parle pas. Il ne peut plus avoir une relation intime avec son père. Il sait qu'il existe une barrière entre lui et son père. C'est ici la douleur qui résulte d'une perte de communion.

Il n'existe qu'une seule façon de remédier à ce problème ; c'est d'aller vers Dieu et de confesser nos péchés. Nous devons croire que le Seigneur Jésus-Christ est devenu notre Avocat et qu'Il a porté tous nos péchés. Nous devons confesser humblement toutes nos erreurs et nos manquements auprès de Dieu. Nous devons regarder à Lui pour ne plus être fiers ou négligents en reprenant notre chemin. Nous devons réaliser que nous ne sommes pas meilleurs que les autres et qu'il est possible pour nous de tomber à tout moment. Nous devons demander à Dieu de nous accorder Sa grâce et Sa force pour continuer, pas à pas. Une fois que nous aurons confessé de cette manière, nous retrouverons immédiatement notre communion avec Dieu, ainsi que la joie et la paix que nous avions perdues.

Enfin, nous devons souligner une dernière fois que les chrétiens ne devraient pas pécher. Le péché provoque la souffrance et la perte. Que Dieu nous montre Sa grâce, qu'Il nous garde, nous préserve et nous mène dans le chemin d'une communion ininterrompue avec Lui !

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  1. Le baptême
  2. Couper les liens avec le passé
  3. Se séparer du monde
  4. Témoigner
  5. Mener les hommes à Christ
  6. Si quelqu'un pèche
  7. La consécration
  8. La confession de la bouche
  9. Lire la Bible
  10. Se réunir
  11. La prière
  12. Se lever tôt
  13. La confession et le dédommagenent
  14. Le pardon et la restauration
  15. La libération
  16. Notre vie
  17. Chercher la volonté de Dieu
  18. Le pardon gouvernemental
  19. La discipline de Dieu
  20. La discipline du Saint-Esprit
  21. Résister au diable
  22. Aimer les frères
  23. La sacrificature
  24. Le Corps de Christ